lundi 18 juillet 2016

SOUTHLAND TALES : bon anniversaire (10 ans)

Voici 10 ans que fut présenté à Cannes SOUTHLAND TALES de Richard Kelly.

Selon le réalisateur, le "Southland" du titre désigne la ville de Los Angeles. On s'en souvient l'action du film se déroule entre Venice Beach et Dowtown L.A.

Sur la croisette, à Venice
La jetée de Venice

Relecture de l'Apocalypse selon Saint Jean, bardé de métaphores christiques (le personne joué par The Rock disparait dans une faille temporelle, puis "renaît" différent, trois jours plus tard), Southland Tales est un vaste chaos dont on ne sait jamais s'il est très sérieux ou complètement déconnant (sans doute les deux à la fois, c'est son génie). Le film accumule ainsi les références religieuses très sérieuses, mais fait appel à un casting original apportant une touche de second degré et n'hésite pas à utiliser pléthore de comiques dans des petits rôles (Nora Dunn, Amy Poehler, Jon Lovitz, John Larroquette...), dont certains coupés au montage n'apparaissent plus que dans un plan (Janeane Garofalo.. en tout cas dans la version existante ; dans le montage cannois, ses scènes avaient été conservées). Le charme de Southland Tales vient de sa richesse permettant une exploration sans cesse répétée : plus on revoit le film, plus on aperçoit mille détails qui échappaient jusqu'à alors, et pourtant, plus on le voit plus son sens profond échappe. 

Le plus beau plan du film

Bref, vous aurez compris que tous ces points communs font du film de Richard Kelly une œuvre voisine de Knight of Cups, un vrai "Southland tale".



vendredi 1 juillet 2016

Joel Kinnaman (promo vs. vérité)






Joel Kinnaman sur le tournage :
"This experience has been like like nothing else that I have done"

(extrait du making of qui, curieusement, commence par une intervention d'un acteur coupé au montage)


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Le même Joel Kinnaman en 2015 à l'occasion de la sortie au cinéma de NIGHT RUN avec Liam Neeson, donne un tout autre son de cloche sur cette expérience. 

http://uproxx.com/movies/joel-kinnaman-suicide-squad-run-all-night/

You filmed scenes for Terrence Malick’s Knight of Cups, did you know before you saw it if you had been cut out or not? I know with Malick, an actor never knows…
I still haven’t seen it. I don’t think I’m in the movie.
I’m sorry.
I’m not.
You’re not sorry?
No, no, not so sorry. I didn’t feel too comfortable.
Why not?
He films in a very different way. He has a very detached way of shooting his films where you don’t feel very involved. I guess some people like it and some people like it less.
 
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Joel Kinnaman, acteur d'origine suédoise vu dans la série THE KILLING ou le remake de ROBOCOP, devait incarner une star de cinéma, ami de Christian Bale.  Pendant le tournage, il dû notamment improviser avec sa compatriote suédoise Katia Winter, et selon l'actrice, faire quelques dialogues dans leur langue maternelle. 

(Info sur le forum suivant :
http://skarsgard.yuku.com/topic/726/Knight-of-Cups#.V4y8PhLw7hU)

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Son crédit dans le déroulant final est dû au fait qu'on peut encore l'apercevoir dans quelques plans du film, ces deux là par exemple. 

En fond de plan, Joel Kinnaman parlant avec Katia Winter


Bord cadre à gauche

 (thanks to Inderweltsein)

jeudi 12 mai 2016

COMPRESSION / Richard Brody et le "Multivolume Monster"




Le cinéaste Gérard Courant, parmi tous ses travaux (Cinématon, Carnets...), a une série intitulée COMPRESSION, dans laquelle il accélère -et donc réduit-  une œuvre : L'amour fou (cf. vidéo ci-dessous) de Rivette, Le navire night de Duras, A bout de souffle de Godard...

https://www.youtube.com/watch?v=EY4ZDdhdBDQ

cf. le texte d'explication de Courant à la méthode employée pour réaliser à l'époque ces accélérations.
http://www.gerardcourant.com/index.php?f=85

Lae procédé a également a été utilisée pour vendre des films, et on se souvient de la bande-annonce de Femme Fatale montrant le film en accéléré et nous invitant à la fin à découvrir le film au bon rythme.

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Tout ça pour dire quoi ? et bien que Knight of Cups, avec son avalanche de plans, son zapping sonore incessants sur des bribes de dialogues, de musiques, de sons, fait parfois l'effet d'une version accélérée d'un film plus long qui développerait classiquement son histoire, dans lequel les scènes auraient une durée plus usuelle, où on entendrait les dialogues. C'est le critique Richard Brody qui a eu cette superbe idée dans sa critique parue dans Le New Yorker."The full version of "Knight of Cups" would be a mutivolume monster".

http://www.newyorker.com/culture/richard-brody/terrence-malicks-knight-of-cups-challenges-hollywood-to-do-better

D'où cette impression de richesse incroyable que dégage le film, où chaque visage, chaque dialogue, trouve une résonance très forte chez le spectateur. Comme si Malick parvenait à compresser / réduire un opus magnum en un précipité digeste d'où ne subsisterait que les moments saillants (à ses yeux et à ses oreilles), mais dont leur puissance suffirait à rêver ce qui les entourent. Dreams are nice.






mardi 12 avril 2016

vendredi 18 mars 2016

Century Plaza Hotel / River Road

Réunion de production...
... durant laquelle Rick regarde un bâtiment impressionnant par la fenêtre.

 
Il s'agit du Century Plaza Hotel (source photo : Wikipedia)






Adresse : 2025 avenue of the Star, Los Angeles.

Le Century Plaza Hotel a ouvert ses portes en 1966. L’hôtel se situait dans un quartier de la ville organisé autour de la vie du studio de cinéma FOX qui a encore des studios dans les parages.
Son architecte est Minoru Yamakazi, connu pour avoir participé à la fabrication du World Trade Center.
L’hôtel qui appartenait encore récemment au groupe Hyatt avant que le groupe ne s'en sépare. Un projet de démolition était même prévu. Il semblerait que le bâtiment soit sauvé bien qu'il ait fermé ses portes pour travaux le 1er mars 2016. Un nouveau groupe hôtelier reprendra le bâtiment mais des espaces complémentaires seront ajoutés.

Juste en face dans la même rue, au numéro 2000, se situe le bâtiment où se trouve Christian Bale.



Ce gigantesque bâtiment abrite de nombreux bureaux souvent liés à l'industrie du cinéma.
La salle de réunion qu'on voit dans Knight of Cups fait partie des bureaux de River Road Entertainement, la société de Bill Pohlad,  grand ami de Malick et producteur de The Tree of Life.
Bill Pohlad a produit 12 years a slave, The Runaways, Wild... En 2014, il a réalisé Love & Mercy consacré au Beach Boys..

L'histoire du quartier :
http://www.centurypark.net/2000avenueofthestars/history.html





jeudi 17 mars 2016

Hal's Bar & Grill

1349 Abbot Kinney Boulevard


La façade Août 2012 (source : Google View)






Burgers

served with your choice of Hal’s fries, sweet potato fries, or local greens
HAL’S HAMBURGER
(house-ground, Certified Angus Beef ®) Boston lettuce, tomato, red onion + Hal’s fries 14 / substitute Caesar or side $2
HAL’S TURKEY BURGER
(Shelton’s Free Range) wheat bun, chipotle-caper tartar, tomato, red onion, petite arugula + Caesar salad 15
STEVENSON’S FARMS VEGGIE BURGER
(Sonoma style-quinoa, legumes, goat cheese & cranberries) wheat bun, spicy tofu sauce, charred pickled zucchini, radish-coriander relish + Hal’s fries (V) 12
HAL’S SALMON BURGER
(Skuna Bay, Craft-Raised, Sustainable) brioche bun, Thai-curry mayonnaise, red cabbage and cucumber slaw 16
HAL’S LAMB BURGER
(Colorado) brioche bun, harissa-mayonnaise, topped with feta, Mizuna, and cucumber 16
 la suite sur :

mercredi 16 mars 2016

Jamie Harris

A gauche : Jamie Harris
Il n'y a pas que Christian Bale qui avait déjà joué dans Le nouveau monde. Il y aussi Jamie Harris.

L'acteur anglais, fils du grand acteur Richard Harris, est un des deux cambrioleurs de Knight of Cups. Dans Le Nouveau monde, il jouait un des soldats anglais (au début du film, Christopher Plummer lui explique qu'il faut prévoir de faire du trocs avec les autochtones si les récoltes sont mauvaises), mais ne partageait pas de scènes avec Bale. 


mardi 15 mars 2016

Reflets dans une télévision

Signs de M. Night Shyamalan

Knight of Cups : les jambes du voleur dans l'écran de TV éteint

lundi 14 mars 2016

Hôtel Standard - West Hollywood



 Les scènes avec Imogen Poots ont été tournées dans le deuxième hôtel Standard de Los Angeles, celui situé à West Hollywood. 

Le site Internet de la chaîne a mis en ligne une interview avec Imogen Poots. A lire ! 


Imogen poots : "Je pense qu'ils ont choisi le Standard à cause de leur design. e Standard de West Hollywood est surréaliste  à cause de la forme en courbe du bâtiment et des meubles modernes".





 
  


La façade


Hôtel Standard / Downtown L.A.


La scène de fête au début du film, là où on voit une piscine en extérieur sur le toit d'un immeuble, a été tournée à l'hôtel Standard - Downtown Los Angeles.


Les Hotels Standard existent depuis 1999. Le premier ouvert fut celui de West Hollywood (là où les scènes avec Imogen poots ont été tournées). Un second fut ensuite ouvert à Los Angeles.
Il existe un autre hôtel à Miami et deux à New York.


La devanture de l'hôtel

dimanche 13 mars 2016

Thomas Lennon / Paula Huidobro



Thomas Lennon : comique, acteur, scénariste...

L'acteur (Reno 911) et scénariste Thomas Lennon (La nuit au musée), est figurant dans Knight of Cups. Grandeur et bizarrerie des films de Malick, cette participation modeste (on doit le voir dans 3-4 plans) lui a permis de donner des interviews à propos de sa journée de tournage, et il était sur le tapis rouge entre Christian Bale et Freida Pinto lors de l'avant-première à Los Angeles.

A lire (en anglais) cette excellente interview.

http://uk.businessinsider.com/thomas-lennon-terrence-malick-knight-of-cups-2016-2?r=US&IR=T

Dans l'interview, Thomas Lennon mentionne que l'après-midi du tournage, Malick a interrompu l'équipe pour introduire un nouveau directeur de la photo "Les gars, voici Marta, c'est une apprentie directeur de la photographie qui vient de Mexico et elle va filmer un peu".

Nous présupposons - et nous insistons là dessus- qu'il ne s'agit pas de Marta, mais plutôt de Paula ; Paula Huidobro, une protégée d'Emmanuel Lubezki avec lequel elle a travaillé sur plusieurs publicités. C'est lui l'a proposé au réalisateur Leland Orser comme directeur photo sur le film Morning alors qu'il avait été envisagé qu'il éclaire le film.

Paula Huidobro est d'ailleurs à la seconde équipe du prochain Terrence Malick, Weightless (qui sortira peut-être sous un autre titre), et qui comporte des scènes tournées au Mexique.

Son site :
http://paulahuidobro.com/home/

Et on ne manquera pas d'ajouter que ladite Paula est fort jolie.

Paula Huidobro
 Un portrait de la jeune femme dans FIlm Maker Magazine :
http://filmmakermagazine.com/archives/issues/summer2009/25faces_2.php#.VulTsECobhU

Pour info, Paula Huidobro n'est pas créditée au générique de Knight of Cups, mais il n'y a pas non plus de Marta dans l'équipe caméra.



samedi 12 mars 2016

Knight of Cups : la bande originale (CD)





La bande-originale de Knight of Cups est sortie en CD (également disponible en digitale), n’y allons pas par quatre chemins, c’est une merveille !

Pour la première fois, une bande-originale d’un film de Terrence Malick contient aussi bien le score qu’une large sélection des morceaux préexistants.

Sur les 16 morceaux, 7 sont des compositions originales d’Hanan Townshend ; 7 sont des morceaux entendus dans le film ; 2 sont des morceaux existants mais repris par Hanan Townshend.Un album équilibré donc, et représentatif de ce qu'on entend dans le film.

La musique de Townshend n’occupe pas beaucoup d’espace sonore dans le montage final.
On entend le morceau Spirals - qui ressemble un peu à une intro de Journey to the Line d'Hans Zimmer - à plusieurs reprises (quand Wes Bentley évoque le suicide de leur frère à Christian Bale par exemple), ainsi que Water Theme for harp (le dernier morceau du générique). Elle est souvent en arrière fond. La découvrir pleinement sur le CD confirme qu’Hanan Townshend est un très grand compositeur. Mystérieuse, envoutante, les morceaux donnent l'impression eux même d'être un voyage intérieur en milieu aquatique, et on se demande pourquoi Malick en utilise si peu.

Le Cd propose plusieurs morceaux qu’on n’entend pas dans le film comme PILGRIM, REVELATION, plusieurs variations sur WATER THEME FOR HARP WATER, ainsi que deux reprises par Hanan Townshend d’EXODUS et FANTAISIE SUR UN THEME DE THOMAS TALLIS.

Ces deux morceaux sont ceux qu’on entend le plus dans le film, et on les retrouve sur la bande originale dans leurs versions entendues à l'écran (Exodus sous la forme d’un extrait de 6 minutes, le morceau original durant près de 25 min). Il y a aussi le fantastique morceau de l’anglais Burial, ASHTRAY WASP (sur la scène au club de Strip-tease) ;  le morceau de pop pakistanaise qu’on entend à la fin de la scène de Garden Party (DILBAR DILBARA par Ashraf) ; deux célèbres morceaux de Peer Gynt d'Edvard Grieg (La mort de Ase, qu’on entend lorsque Wes Bentley et Christian Bale sont près du viaduc de L.A. ; La chanson de Solveig au début de la partie avec Cate Blanchett, lorsqu’elle sauve l’insecte dans l’eau de la piscine) ; 6 épigraphes antiques de Claude Debussy (sur la deuxième partie de la session photos avec Freida Pinto).

Les morceaux principaux sont donc bien présents. Après, évidemment, sur la soixantaine de titres utilisés dans le montage final, on pourra regretter que tel ou tel n’ait pas été intégré à la BO. A titre personnel, nous regretterons seulement qu’il n’y ait pas vraiment de musique contemporaine ou expérimentale. Un morceau de Biosphere (Hyperborea avec le sample du dialogue de Twin Peaks) aurait été parfait pour offrir un panorama complet, plusieurs compositions du compatriote d’Edvard Grieg ayant été incluses dans la bande son du film.

Mais on ergote, ce CD est en tout point magnifique.


Le CD est édité par MILAN MUSIC.

PS : notons que des morceaux qui avaient été annoncés en amont sur la BO ne sont pas là : Miserere d’Arvo Part ; la bien nommée Symphony N°4 Los Angeles du même Part ; ainsi qu’une reprise de Nocturnes – I. Nuages par Hanan Townshend.

vendredi 11 mars 2016

Knight of Cups / la critique (Première)

Ci-dessous la critique publiée dans le magazine Première (merci à G.G.).

Isabel Lucas chez Rick




Il est éclairant de reconsidérer Tree of life à l'aune de son nouveau film, Knight of Cups. Même chez les plus fervents admirateurs de Terrence Malick, des scènes de la Palme d’or 2011 avaient du mal à passer : la parenthèse de la création de l’univers pour certains, les scènes contemporaines avec un Sean Penn contrit pour d’autre et, pour une large majorité, le finale réconciliateur où tout le cast se tombait dans les bras sur une plage.

On ne sait pas si Malick lit les critiques, sans doute s’en moque-t-il autant que d’écrire un scénario en trois actes, mais Knight of Cups ressemble à une fin de non-recevoir face à ces réserves. Tous ces moments limites sont désormais les seuls qui le passionnent et il les filme avec une obsession quasi pathologique, comme un peintre dans sa période bleue.

De la création du monde, il a en tiré un long métrage à part entière (Voyage of time) qui sortira un jour ; des scènes modernes, il en a fait le terrain d’exploration de ses trois films post Tree of life (A la merveille hier, Knight of Cups aujourd'hui, son prochain film situé à Austin avec Ryan Gosling demain) ; de la plage le lieu où Christian Bale emmène toutes ses conquêtes dans Knight of cups. Rétrospectivement, Tree of life ressemblerait presque à un brouillon. "Brouillon" : le mot est sans doute exagéré devant pareil chef d'œuvre. Disons plutôt, pour continuer à filer la métaphore picturale, que Tree of life serait une fresque dont Malick extrairait désormais des détails, pour les transformer en d'autres toiles de la dimension de l'œuvre originelle.

Le style, parlons-en. Si on associe le cinéma d’auteur ou expérimental à une forme de pose, de lenteur, d’affectation, de minimalisme, Knight of Cups constitue l’extrême inverse de cette vision des choses. C’est au contraire un torrent de plans terrassants, un défilé de femmes sublimes, une plongée vertigineuse dans un Los Angeles dévoré par un urbanisme délirant –  on pense beaucoup aux derniers Michael Mann et en particulier à Collateral, une playlist pointue allant de l'entêtant Exodus de Woijech Kilar à l’extraordinaire morceau de Dubstep Ashtray Wasp de Burial, un maillage sonore complexe où se mêlent voix off des acteurs principaux à des sources extérieures (des pièces radiophoniques où Charles Laughton lit des textes religieux, John Gielgud narrant Le voyage du Pélerin, et on entend même le Major Briggs de la série Twin Peaks !), en somme une œuvre bouillonnante visant d’abord à l’épuisement physique de son spectateur pour mieux le faire entrer dans une forme sinon de méditation, du moins d'abandon.

Certains seront déconcertés par le caractère radical du projet qui n’offre ni personnages, ni histoire auxquels se raccrocher. Knight of Cups est un voyage mental où une caméra en apesanteur traverse les lieux sans s’attarder et où Christian Bale a l'évanescence d'une projection astrale, revisitant des scènes de son passé amoureux ou familial tel un fantôme errant (plus d’une fois, on pense au héros de La Jetée de Chris Marker apparaissant et disparaissant à différents moments du temps). Malick conçoit un cinéma d’une humanité sans pareil où la raillerie et le cynisme n'ont pas leur place. Si le monde dans lequel évolue son héros est une illusion (Hollywood, Las Vegas, ses fêtes, ses créatures, son vide), Malick sait combien la Beauté du monde se niche aussi dans cette illusion.  Qui mieux que lui pour filmer la pyramide et le sphinx en toc de l'hôtel Luxor de Vegas, ou un sosie d’Elvis Presley, avec le même émerveillement que s’il était devant les vrais ? Dans le cinéma malickien, la tendresse est tout autant adressée à l’ancienne épouse (Cate Blanchett) qu’à la conquête du moment (Teresa Palmer désignée comme la « grande prêtresse », sans doute la fille la plus inoubliable du casting), au riche qu’au pauvre, à la star qu’au figurant, au playboy tentateur (Antonio Banderas) qu’au prêtre, à la religion qu’à l’ésotérisme, à l’humain en général qu’à l’insecte en passe de se noyer dans une piscine. Knight of cups réussit le mariage contre nature de l'impudeur et de la bienveillance.

Si la fin apporte un semblant de réponse quant au destin de son personnage, sans doute est-elle aussi illusoire que le reste. Car finalement, cet homme exilé dans un désert où scintillent les astres comme des néons est finalement le même que celui qui trace sa route au volant de sa décapotable sur les échangeurs de L.A. tandis que les panneaux publicitaires ornés de mannequins sublimes éclairent la nuit comme des étoiles. Le cinéaste a beau s'attacher à un personnage déconnecté du monde, un  chevalier - « Knight » - dont la quête sans fin est de rassembler les continents à la dérive de son monde intérieur, le film lui, les réconcilie par la seule grâce de son regard.

mercredi 9 mars 2016

Metropolis II




Christian Bale et Natalie Portman, lors de leur visite au musée LACMA de Los Angeles passe devant une "miniature" géante reproduisant une ville et des échangeurs sur lesquels circulent des petites voitures.
L'oeuvre est de Chris Burden, un artiste américain mort en 2015 à l'âge de 69 ans.

C'est une des deux œuvres de Chris Burden que l'on voit, avec Urban Light.

lundi 7 mars 2016

Missouri breaks


Lorsqu'à la fin du film Christian Bale part en voiture, il quitte Los Angeles (on le dit car ce n'est pas forcément frappant à l'écran).
Lorsqu'on voit ce plan, il est dans la ville de Saint Louis dans le Missouri, soit à plus de 2500 km de Los Angeles. La ville est sur la route 66, pour ceux qui veulent traverser les Etats-Unis de L.A. à Chicago.
On reconnaît la ville à son arche, la "Gateway Arch".
Mesurant 192 mètres de hauteur, elle a été achevée en 1965.
Rick part il doit rejoindre ses amis du Missouri ? (Saint Louis se situe dans cet Etat). 

 
L'arche (source : Wikipedia)

Le site de l'arche :
http://www.gatewayarch.com/